La stratégie de l’Océan bleu, un concept d’innovation rarement pratiqué

La stratégie de l’Océan bleu, co-écrit par W Chan Kim et R. Mauborgne, professeurs à l’INSEAD (Institut Européen d’administration des Affaires), est le best-seller à lire pour tous futurs chefs d’entreprise. Avec des explications simples sur la nécessité de créer des « océans bleus », par le concept de l’innovation-valeur, ce livre tant à donner à ses lecteurs les clés de la réussite. Un concept riche d’innovation mais rarement pratique par les entreprises.

Avec sa renommée et sa traduction en 41 langues, La stratégie de l’océan bleu, a pour but d’aider les futurs entrepreneurs à créer leur entreprise, sans tomber dans le mimétisme de la concurrence. En contredisant les stratégies génériques de Michael Porter, ce livre rappelle la nécessité et l’importance de l’innovation et de la création. Il donne à ses lecteurs des outils pour créer de nouveaux marchés, de nouvelles demandes et de nouveaux métiers, appelés « océans bleus », et met en lumière le concept d’innovation-valeur : mener de front la réduction des coûts et l’augmentation de la valeur. Selon les auteurs : « […] étant donné que c’est l’utilité et le prix de l’offre qui déterminent la valeur pour l’acheteur et que c’est le prix et la maîtrise des coûts qui conditionnent la valeur pour l’entreprise, l’innovation-valeur n’est possible que si l’ensemble des efforts en matière d’utilité, de prix et de coûts est bien équilibré ».

Un concept séduisant mais des mises en pratique trop rares.

Mais alors, pourquoi si peu de sociétés s’engagent dans cette voie ? En dépit des bénéfices qu’engendre le concept d’innovation-valeur, rares sont les entreprises qui innovent. Beaucoup s’enclavent à optimiser des produits ou services déjà existants, restant alors dans des stratégies concurrentielles pensées en fonction de leur secteur. Ce sont les « océans rouges ». Les entreprises joueraient-elles alors, la carte de la sécurité ?

La création de nouveaux marchés n’est pas sans risque et semblerait plus facile pour les start-ups, que pour des entreprises déjà sur le marché. D’ailleurs pour ces dernières, La stratégie de l’Océan bleu présente un immense mérite : celui de mettre en évidence les risques liés à un éparpillement et les limites d’une simple optimisation de l’existant.

Ainsi, centrés sur le modèle explicatif et opérationnel de stratégie concurrentielle, les chefs d’entreprises auraient-ils peur de sortir de leur zone de confort, pour aller vers l’innovation de rupture ?

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