Cheffes d'entreprise en pleine levée de fonds

Levée de fonds : le parcours du combattant des entrepreneures

En 2018 en France, aucune des 15 entreprises ayant levé des fonds, n’étaient dirigées par des femmes. Un constat réel et alarmant, que met en avant le baromètre StartHer-KPMG. Pour les entrepreneures, s’imposer comme cheffe d’entreprise est un véritable parcours du combattant.

Pourquoi les entrepreneures ont-elles du mal à lever des fonds ? Telle est la question ! En France en 2018, aucune entreprise levant des fonds n’était dirigée par une femme. Seules 3 sociétés demandant des fonds, étaient composées d’une équipe mixte. Un constat qui se veut alarmant, selon la dernière étude de StartHer-KPMG France.

La levée de fonds : un parcours du combattant

Ainsi en France, faire une levée de fonds semble être un véritable parcours du combattant. Certaines entrepreneures attendent parfois 4 mois, pour boucler leur premier tour de table, là où les entrepreneurs le font en 4 semaines. La faute aux précautions ? Peut-être… A l’instar de leurs homologues masculins, les cheffes d’entreprises ont plus de mal à faire valoir leur demande et à la légitimer. Quand les hommes ne pensent pas aux risques, les femmes elles, se posent beaucoup plus de questions.

La levée…du doute ?

Le doute serait-il toujours le même, s’il y avait plus de femmes investisseuses ? C’est une question qui se pose aujourd’hui, à l’heure où la représentativité des femmes dans l’entrepreneuriat ne compte toujours pas de parité. Par ailleurs, il est à noter que les investisseurs ont naturellement plus confiance en les entrepreneurs et en leurs objectifs de projet. C’est pourquoi les Business Angels ont été créés. Pour permettre aux femmes, d’avoir une alternative à la levée de fonds traditionnelle.

Un double plafond de verre

Toutefois, il n’existerait pas de solution miracle, selon certains spécialistes du deal flow ( flux d’opportunités d’investissement étudiées par le capital-investisseur ). Le manque de parité dans les levées de fonds, vient principalement de la présence manquante des femmes dans ces derniers. Difficile donc de susciter des vocations, dans un monde principalement gouverné par des hommes et où le nombre de femmes relève de l’exception ! Ce qui, en soi, favorise un double plafond de verre : si les investisseurs ne financent pas plus de femmes dans l’entrepreneuriat, comment avoir des rôles modèles inspirants et éviter l’évidente auto-censure des nouvelles cheffes d’entreprise ?

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