Margaux Capron - A la Roulotte Fleurie
Photo© A la Roulotte Fleurie

Margaux Capron : « Gérer son stock, c’est avant tout oser faire des erreurs ! »

Margaux Capron est artisane fleuriste à son compte. Elle a démarré son aventure entrepreneuriale en juin dernier, avec son flowertruck,  » À la Roulotte Fleurie ». De ce concept de vente innovant, en ressort une gestion des stocks différente. Témoignage.

1- Margaux, tu es une jeune entrepreneure, artisane fleuriste, et aujourd’hui, tu vends tes fleurs grâce à ta roulotte : À la Roulotte Fleurie. Expliques-nous comment l’idée t’est venue ?

J’aime beaucoup aller sur les marchés et aller au contact de la clientèle ! ( sourire ) Du coup, au lieu de prendre un local fixe qui demande un certain investissement, j’ai cherché à faire autrement. J’ai trouvé l’idée d’être ambulante, intéressante ! Je me suis dit que ça serait une bonne idée de vendre des fleurs sur les marchés, comme avant. Avant sur les marchés, on en voyait beaucoup ! ( sourire ) Du coup, je me suis lancée avec mon conjoint à aménager une remorque, autonome : avec des batteries, des réservoirs d’eau propre et usée, et mon étalage que je déballe et remballe chaque jours. C’est grâce à lui si aujourd’hui, j’ai mon flowertruck !

2- C’est super innovant comme idée ! La question qui me vient c’est, comment gères-tu ton stock ? Parce que, pour le coup, c’est différent d’une gestion en boutique ?

Oui, c’est totalement différent ! ( rires ) Et c’est une échelle beaucoup plus petite. On ne peut pas se comparer, au final, à un magasin. C’est pour ça qu’il faut réfléchir différemment. Au départ, j’avais deux arrivages de fleurs françaises par semaines. Aujourd’hui, j’en ai plus qu’un ! ( rires ) Je fais en fonction de cet arrivage, pour les jours de ventes et pour que les fleurs soient fraîches. Donc c’est sûr qu’au départ, ça n’est pas quelque chose d’évident ! Savoir exactement le stock qu’il faut et éviter les pertes, c’est difficile à gérer….
Mais pour faire au mieux, je fais des statistiques : des ventes par semaine, des ventes de fleurs coupées, des ventes de jardin suspendu etc… Ce qui me permet de me fier aux jours et aux semaines précédentes pour avancer !

4- Donc si je résume : tu viens de démarrer, tu vends en flowertruck, et tu as une gestion de stock singulière à prendre en compte. Comment, lorsque l’on démarre, on arrive à gérer tout ça ? Comment fait-on pour que tout « roule » ?

( rires ) Je suis forte de mon expérience passée ! J’ai travaillé en magasin. Ça m’a donc permis de connaitre le milieu. Au démarrage, il est normal d’avoir des pertes. Il faut se faire rapidement une idée de son stock, en se basant sur des fleurs dites « basiques ». C’est-à-dire, très demandées par la clientèle ! ( sourire )
Finalement, le constat de ma première semaine était que javais trop acheté ! Du coup, j’ai réajusté la commande de fleurs et j’en ai pris moins. Après, il est vrai que ça n’est pas évident de prévoir : on peut avoir des jours et des week-ends où l’on a plus du tout de fleurs à vendre, comme l’inverse… C’est assez aléatoire et c’est ça qui est compliqué ! ( rires ) Aujourd’hui, je me base sur un quota de fleurs par semaine. Après, lorsqu’il y aura des fêtes annuelles, type Saint-Valentin ou Fêtes des Mères, il faudra que j’ajuste ! ( rires )

Pour toi, il faut donc se tromper pour mieux avancer ?

Oui exactement ! A mon sens, il n’y a que comme ça que l’on peut savoir ! Au départ, la perte de ma première semaine m’a fait me remettre en question. Finalement, quand j’ai regardé le pourcentage de perte, j’étais dans les clous. Il est vrai qu’il y a des moments de doutes mais au final, en ajustant mes stocks, je trouve un juste milieu. Se tromper n’est donc pas un échec en soit. Au contraire ! Ça nous permet de nous ajuster et d’avancer !

4- Ton flowertruck est un bon positionnement, expliques nous en quoi c’est un bon choix stratégique aussi ? Qu’est-ce que tu y gagnes ?

C’est stratégique par mes ventes mais surtout par la qualité de vie professionnelle que ce concept m’apporte ! ( sourire ) Cette vie professionnelle est vraiment différente du magasin fixe. Je n’ai pas les mêmes horaires – alors certes, je me lève tôt pour faire les marchés mais j’ai mes après-midi ; je peux me permettre de faire à mon rythme aussi. Et puis, le côté ambulant me plait énormément ! ( sourire ) Ça me permet de faire les marchés que je veux, d’aller où je veux, d’aller sur les lieux des évènements pour lesquels je suis sollicitée, comme les mariages… Et surtout, d’aller au contact de ma clientèle !

5- Si tu avais un conseil à donner aux jeunes entrepreneures, qui comme toi se lancent dans l’artisanat avec un concept innovant, quel serait-il ?

De croire en son projet : il faut y croire car si l’on n’y croit pas, le projet ne fonctionnera pas. Il faut aussi avoir le soutien de sa famille et de ses amis proches. C’est quand même important ! Il faut impérativement aller au bout de son projet, y mettre son cœur et toute sa force. En fait, il est essentiel de faire ce dont on a envie, et de ne pas lâcher ! C’est une expérience, il n’y a pas d’échec mais que des réussites.

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